RE2020 : des règles assouplies pour relancer la construction en 2026

Une évolution importante de la réglementation environnementale

Depuis son entrée en vigueur, la RE2020 impose des exigences strictes en matière de performance énergétique et d’empreinte carbone des bâtiments neufs.

Mais face au ralentissement du secteur de la construction, le gouvernement a décidé d’ajuster ces règles.
Un décret et un arrêté publiés le 20 mars 2026 (applicables dès le 1er juillet 2026) viennent assouplir certaines contraintes, tout en maintenant les objectifs écologiques.

Pourquoi ces ajustements ?

L’objectif est clair :
👉 Relancer la construction sans sacrifier la qualité des bâtiments

Plusieurs constats ont motivé ces évolutions :

  • Des exigences parfois trop rigides
  • Un impact négatif sur la production de logements
  • Des contraintes freinant certaines typologies de projets

L’idée est donc de trouver un équilibre entre :

  • performance environnementale
  • faisabilité technique
  • qualité d’usage pour les occupants

Ce qui change concrètement

1. Une modulation des exigences carbone

Les nouvelles règles introduisent davantage de flexibilité selon les caractéristiques des bâtiments :

  • Espaces extérieurs (balcons, terrasses, loggias)
    👉 Assouplissement si ces surfaces dépassent 15 %
  • Hauteur sous plafond
    👉 Ajustement pour éviter de pénaliser le confort intérieur
  • Immeubles de grande hauteur (IGH)
    👉 Exigences adaptées face aux contraintes de sécurité incendie

2. Climatisation facilitée dans certains cas

Les bâtiments raccordés à un réseau de chaleur urbain pourront plus facilement intégrer un système de refroidissement.

👉 Objectif :
mieux répondre aux vagues de chaleur tout en gardant une cohérence énergétique globale.

3. Un régime simplifié pour les surélévations

Les projets de surélévation bénéficient désormais d’un cadre plus souple :

  • Applicable aux extensions :
    • < 150 m²
    • ou < 30 % de la surface existante
  • Exigences énergétiques et carbone allégées

👉 Résultat :
des projets plus simples à réaliser, notamment en milieu urbain dense.

Un enjeu central : la qualité d’usage

Au cœur de cette réforme, un principe fort :

👉 Ne pas dégrader le confort des occupants

Cela concerne notamment :

  • la hauteur sous plafond
  • les espaces extérieurs
  • le confort d’été

Ces ajustements reconnaissent que la performance environnementale ne doit pas se faire au détriment du bien-être.

Et après ? D’autres évolutions à venir

Le gouvernement prévoit déjà une deuxième vague d’ajustements d’ici mi-2026.

Objectif principal :
👉 améliorer l’indicateur de confort d’été pour mieux anticiper :

  • les canicules
  • les épisodes climatiques extrêmes

Ce que ça change pour les professionnels du bâtiment

Pour les acteurs du secteur (maîtres d’ouvrage, promoteurs, artisans, bureaux d’études), ces évolutions apportent :

✅ Plus de souplesse dans les projets
✅ Une meilleure adaptabilité technique
✅ Une relance potentielle des opérations bloquées

Mais aussi :

⚠️ Une nécessité de rester à jour sur les évolutions réglementaires
⚠️ Des arbitrages toujours complexes entre coût, performance et confort

Conclusion

Ces ajustements de la RE2020 marquent un tournant :
👉 une réglementation plus pragmatique, adaptée aux réalités du terrain.

L’enjeu est désormais de réussir à construire plus, mieux et durablement, sans freiner l’innovation ni la production de logements.

Lien vers le décret : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053703809